Des Oratoriens méditent la Bible

Première lecture du dimanche 3 décembre, 1er dimanche de l'Avent

Yahvé, tu es notre père, notre rédempteur, tel est ton nom depuis toujours. Pourquoi, Yahvé, nous laisser errer loin de tes voies et endurcir nos cœurs en refusant ta crainte ? Reviens, à cause de tes serviteurs et des tribus de ton héritage. Ah ! si tu déchirais les cieux et descendais - devant ta face les montagnes seraient ébranlées. Tu es descendu : devant ta face les montagnes ont été ébranlées. Jamais on n'avait ouï dire, on n'avait pas entendu, et l'œil n'avait pas vu un Dieu, toi excepté, agir ainsi en faveur de qui a confiance en lui. Tu as rencontré celui qui, plein d'allégresse, pratique la justice ; en suivant tes voies, ils se souviendront de toi. Voici que toi, tu t'es irrité, et nous avons péché. Nous sommes à jamais dans tes voies et nous serons sauvés. Tous, nous étions comme des êtres impurs, et nos bonnes actions comme du linge souillé. Tous, nous nous flétrissons comme des feuilles mortes, et nos fautes nous emportent comme le vent. Plus personne pour invoquer ton nom, pour se réveiller en s'attachant à toi, car tu nous as caché ta face et tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes. Et pourtant, Yahvé, tu es notre père, nous sommes l'argile, tu es notre potier, nous sommes tous l'œuvre de tes mains.

Isaïe 63, 16b-17. 19b ; 64, 2b-7

Méditation

Nous voici au temps de l'Avent, invités une fois encore à reprendre conscience de notre foi, à en vérifier la qualité, la profondeur et aussi l'exercice dans le quotidien de nos vies.

La nouvelle formulation du Notre Père qui nous est désormais proposée devrait heureusement nous y aider, et notamment la 6ème demande de cette prière : « Ne nous laisse pas entrer en tentation » et non plus « ne nous soumets pas à la tentation. »

Personnellement j'ai appris le Notre Père sur les genoux de ma maman, sans réfléchir au sens véritable des mots. C'est plus tard que j'ai compris que la fidélité à l'Evangile exigeait une plus grande cohérence entre les paroles et les actes. Comment affirmer que Dieu puisse nous soumettre à la tentation, quand le Christ nous fait découvrir un Dieu de miséricorde, dont seul l'amour est tout puissant. En quel Dieu croyons-nous en vérité ? Quelle place occupe-t-il dans notre vie ? Et d'abord quel nom lui donnons-nous ?

Par bonheur, voici que, dans la 1ère lecture de ce 1er dimanche de l'Avent, Isaïe l'appelle déjà « notre père, notre-rédempteur-depuis-toujours », ajoutant aussitôt : « Pourquoi nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? » Les questions sur la relation entre Dieu et les humains ne datent pas d'aujourd'hui, ni même du temps de Jésus. Elles sont de tous les âges et l'idée que se font les hommes de Dieu évolue et se purifie de siècle en siècle, grâce à la réflexion et à l'expérience très concrète de la vie, notamment dans la confrontation au mal. L'exercice de la liberté et de la responsabilité est toujours difficile. Jésus lui-même nous en a montré l'exemple.

Le temps de l'Avent nous rappelle que le combat spirituel n'est jamais fini, pour rester dans une vraie relation d'Amour avec nos frères autant qu'avec notre Père. C'est le temps de l'espérance.

Paul Carpentier, prêtre de l'Oratoire à Paris


Chaque semaine, un prêtre de l’Oratoire écrit une méditation biblique en rapport avec le calendrier liturgique.
Pour retrouver les méditations des semaines passées veuillez cliquer ici.
Haut de page

Adresse
Paroisse Saint-Eustache
2 impasse Saint-Eustache
75001 Paris - 01 42 36 31 05

Horaires d'ouverture
9h30-19h en semaine
9h-19h le week-end